Au travail, on fait ce que l'on souhaite !

Au quotidien, chez Anybox, nous faisons ce que nous savons faire mais aussi ce que nous voudrions faire ! Depuis que nous avons adopté Holacracy, nous avons concrétisé certains concepts qui nous semblaient indispensables pour éprouver du bonheur au travail.
par Audrey Braun, mis à jour le 03/11/2017

Actuellement, les méthodes de recrutement sont davantage basées sur l’évaluation du niveau de compétences du candidat que sur le plaisir qu’il ressentirait au travail. Nous pensons qu’il est très important de savoir si le nouveau membre de l’équipe éprouvera du plaisir à réaliser ses missions, l’engagement reposant de plus en plus sur le plaisir éprouvé par le salarié.

Le changement passe par 3 principes :

- modifier ses pratiques de recrutement pour s’assurer d’embaucher des salariés qui prendront plaisir à réaliser leur travail.

- cesser de vouloir motiver à tout prix ses collaborateurs et laisser chacun prendre ses responsabilités.

- confier des résultats à atteindre en laissant chaque salarié se charger de la façon dont il souhaite s’y prendre.

 

Les modes de gestion des ressources humaines sont actuellement basés sur la connaissance, alors qu’il est nécessaire de différencier ce que l’on sait faire de ce que l’on voudrait faire. Si les salariés éprouvent du plaisir en travaillant leur stress va diminuer car il sera vécu de manière positive.

Même si la gestion par la compétence est utile pour évaluer le niveau de connaissances, elle ne suffit pas pour s’assurer qu’un salarié est épanoui et donc véritablement engagé dans ses missions. L’approche par les appétences conduit à identifier les activités qui pourraient être confiées à chacun selon les plaisirs ressentis.

 

Il est possible d’instaurer une « grille des appétences » pour identifier ces dernières, afin de les valoriser en complément des compétences.

savoir-faire et vouloir-faire

 

Définir les appétences n’est pas toujours simple, contrairement aux compétences qui sont avant tout d’ordre cognitif (savoir). Les salariés peuvent être aidés par le biais d’une journée de cohésion d’équipe ou encore par un accompagnement individuel. Ils peuvent aussi lister leurs activités en notant chacune de 1 à 10 sur la base de deux critères : « je sais faire » et « je voudrais faire ».

Ces exercices conduisent à se questionner sur l’affectation des missions et montrent les limites des descriptions de postes qui sont héritées de l’organisation scientifique du travail. De nouvelles formes d’organisation sont donc en train de voir le jour, dont l’Holacracy, qui permet à un salarié de réaliser plusieurs activités appartenant à des domaines différents. 

Par exemple, sur le diagramme "Compétences et Appétences techniques" de Anybox, nous pouvons constater que 90% de l'équipe technique maîtrise la technologie PHP et 10% souhaiterait acquérir cette compétence. 

Cela peut permettre d’identifier les besoins en formations internes. Chez Anybox, pour un même projet, nous couplons un expert d’une technologie avec un « élève » motivé par cette dernière pour qu’il puisse naturellement monter en compétence.

 

Le bonheur au travail est donc une co-responsabilité qui permet de concilier performance économique et épanouissement personnel, car chacun se responsabilise sur ce qu'il voudrait faire.